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Transcription : Alain Masson, Premier Adjoint au Maire de Brest.

28 avril 2006

Transcription de son intervention dans la table ronde : “La machine à voter, retour sur la pratique de quelques villes.”.

Animateur : Je laisse la parole à la Ville de Brest. Monsieur Masson, c’est vous qui commencez, j’imagine ?

Alain Masson : ... Oui merci. Je vais faire relativement vite. ...D’abors une présentation  : Brest 150 000 habitants 80 bureaux de votes et 85 000 électeurs. Nous nous intéressons au vote électronique depuis 1985, ce n’est pas d’aujourd’hui... nous avons commencé à nous intéresser d’abord à une première réunion à Saint-Etienne qui était donc le vote Electro- Plus pour ceux qui se rappellent de ce premier projet et en 2004 nous sommes passé à un vote sur l’ensemble de la ville en machines NEDAP après avoir fait un test en 1999 sur un bureau de vote qui avait... deux bureaux de vote qui avaient été resoudés sur une machine NEDAP et ce test avait été fait sur un bureau qui comprenait 33% de personnes âgées, parce qu’il y avait deux résidences de personnes âgées, donc qui permettait de tester le contact par rapport aux personnes d’un certain âge. Et donc cette expérience nous avait donc conforté dans la suite pour poursuivre nos demandes et depuis 2001 nous attendions l’autorisation et elle est venue en 2004.

Je crois, ...pour faire vite, par rapport au choix que nous avons fait depuis un certain nombre d’années, c’est d’une part au niveau politique, on a indiqué les difficultés ou les problèmes auxquels sont confrontés les villes depuis quelque temps... c’est le problème de l’organisation des bureaux de vote, le problème de la tenue des bureaux de vote et aussi le problème de la sécurité des résultats.

Au niveau technique, le choix que nous avons fait par rapport à cette machine est le fait d’avoir, d’après notre service informatique qui a testé ces machines, une fiabilité qui existe et une robustesse par rapport à... aux... éventuellement à des infractions qui pourraient avoir lieu dans les bureaux de vote. On ne sait jamais...

Et aussi un problème de logistique, c’est à dire que l’on avait quelques difficultés de logistique de plus en plus... je ne rappelle pas les élections européennes où avec 20 listes, avec les bulletins de vote, il fallait deux urnes transparentes pour transporter l’ensemble des bulletins de vote, donc là nous sommes revenus dans un système où il y a une urne. Point final.

Au niveau économique, le choix que nous avons fait... bon, c’est vrai que le gain, il est plus intéressant pour l’Etat, l’organisation du scrutin est plus à la charge de l’Etat donc dans le changement de mode, l’Etat trouve plus son compte que les communes sans doute, et pour notre part les moyens en personnel plus les moyens, malgré tout en papier, parce qu’on a tout un environnement autour du scrutin qui fait que l’on est tout de même gagnant... Cela c’était vrai jusquà ce que l’Etat ramène sa participation à 400 euros ... Nous nous avons eu la chance d’avoir une participation à 2000 euros par machine ... donc là à 400 euros, c’est vrai ce n’est pas sûr que cela aide le choix des collectivités.

Donc voilà... pour aller assez vite, voilà où on en est depuis 2004, on fonctionne avec l’ensemble des machines. On avait diminué un petit le nombre de bureaux de vote lors du premier scrutin de 2004 qui était un double scrutin, je vous le rappelle. Depuis, nous sommes un petit peu revenus en arrière. Nous avons redressé un petit peu le nombre de bureaux de vote parce le nombre, on les avait porté à 1200, 1400, c’est un peu beaucoup malgré tout, donc on est revenu à une norme autour de 900 à 1000 électeurs par bureau.

Enfin, nous avons revu aussi la machine, je ne sais pas si on la verra dans les diapos, on a reconstruit un isoloir autour de la machine, parce que... pour un problème technique, c’est que la machine, comme c’est un écran, il fallait vérifier qu’il n’y avait pas de glace, de verre derrière pour que les gens ne voient pas ce que les personnes votaient... c’était un problème technique d’organisation dans le bureau de vote et puis, l’on s’est rendu compte malgré tout que les gens avaient envie de s’isoler un petit peu si je puis dire, un peu plus que ce que prévoit la machine ;

Enfin nous avons demandé au constructeur de modifier un petit peu sa machine pour les non-voyants et les malentendants... donc, il y a possibilité de brancher un micro ... non, un casque plutôt et puis il y a des touches... pour les handicapés moteurs de .... avec leur fauteuil d’accéder directement à la machine et de participer au vote à partir des touches qui sont en bas de l’écran.

Voilà ce que je souhaitais dire sur ce choix que nous avons fait donc, comme vous avez pû le voir est un long mûrissement, avec pour ceux qui se lanceraient dans l’aventure, parce c’est aussi malgré tout une aventure, on a fait un choix important en 2004, c’est qu’on a fait une information très forte au niveau de la population en mettant à disposition des centres commerciaux, des mairies annexes, des associations, des maisons de quartiers, etc... des machines pour que les gens puissent utiliser les machines avant le scrutin et nous avons eu plus de 8000 personnes, presque 10% du corps électoral qui ont utilisé les machines avant le scrutin afin de se familiariser avec ce nouveau produit.

L’animateur reformule la question d’une personne située au fond de la salle : Est-ce que tous les électeurs ont voté avec ce système à Brest ?

Alain Masson : Tous les électeurs ont voté avec le même système. ... On va faire une petite modification pour le scrutin de 2007. Le contrôle des urnes... des cartouches sera fait par la commission électorale. Une commission qui existe dans toutes les communes pour le fichier des listes électorales... Ce contrôle sera fait... l’action sera faite par le service élection bien sûr, sous le contrôle de la commission électorale pour vérifier que tous les compteurs sont à zéro et après,... le système est scellé et n’est déscellé que le lendemain quand le président ouvre le scrutin.

Animateur : Finalement vous apprenez au fur et à mesure en avançant ?

Alain Masson : Oui, je crois ... on a fait quelques erreurs au début parce que la première fois qu’on a utilisé la machine en vraie grandeur, on a ... pour faire un petit peu comme l’indiquait monsieur Palisson, on a calqué l’organisation du bureau de vote sur la nouvelle machine, et ça nous a amené à gérer un flux d’électeurs assez important... parce que c’était la première fois... le bureau a fonctionné comme si c’était une urne traditionnelle et depuis, on a un petit peu changé l’organisation des bureaux de vote, mais il me semble aussi qu’à un moment, il faudra aussi changer le code électoral sur la pratique du cheminement dans le bureau de vote pour ce qui concerne les machines.

L’animateur reformule une autre question de la salle : Faut-il une machine à voter par isoloir ou est-ce qu’on peut avoir une machine un peu plus centrale ?

Alain Masson : Nous, on a fait le choix d’avoir des bureaux décentralisés dans les quartiers, donc on a 80 bureaux. Maintenant on va passer à 98 bureaux, mais dans chaque bureau il n’y a qu’une seule machine parce que, a priori, on peut passer dans le temps du scrutin, 8-18 heures, on peut passer les 1000 inscrits théoriques, parce qu’on est au maximum à 70% de votants sur les grandes élections, on peut passer le nombre de personnes. Plutôt que d’avoir des grands centres de vote, on a fait le choix d’avoir des bureaux à 1000, décentralisés.


L’animateur, suite à l’intervention de Pierre Muller (recul-democratique.org) s’adresse au 1er adjoint au maire brestois : Monsieur Masson, vous, vous êtes directement concerné par ce problème de sécurité, de doutes et autre... ?

Alain Masson : Une petite réaction par rapport à ce que l’on a entendu. C’est vrai que l’on a aussi quelques adhérents de l’association sur Brest. Je crois que le problème de la sécurité, c’est un vrai problème, je crois que les gens, quand ils ont un bulletin papier, sont sans doute plus en sécurité sur leur expression que devant un clavier.

Concernant la fiabilité, de savoir si monsieur Martin ne va pas se déplacer en monsieur Dupont par des circuits électroniques, nous ce que l’on fait, c’est que l’on contrôle l’ensemble des machines la veille du scrutin, toutes les touches sont essayées et donc après on vérifie que le papier, j’appelle cela le "ticket de caisse" (...), le petit listing... toutes les touches ont été activées une fois et après les machines sont scellées donc les touches... sauf à aussi dire que quelqu’un va désceller les machines pendant la nuit, ...enfin bon, après on rentre dans un fantasme qui me paraît un peu compliqué, mais la vérification elle existe et elle peut être contrôlée, en ce qui nous concerne, par la commission électorale, par des électeurs qui représentent l’ensemble des forces politiques de la Ville.

Donc, après sur internet, c’est autre chose, moi je ne parle pas d’internet, je parle des machines avec une mémoire interne.

Animateur : M. Muller, quinze secondes de réponse.

Pierre Muller (recul-démocratique.org) : Définir un comportement conditionné par une date précise est aussi l’enfance de l’art en programmation.

P.-S.

Transcription de Chris Perrot.

L’enregistrement sonore est diffusé ici. Il s’agit d’une transcription brute. Faute de temps, il n’y a pas eu de “mise au propre” pour éviter les redondances et les tournures de phrases spécifiques à l’oral.

©© ordinateurs-de-vote.org - dernière modification : samedi 25 novembre 2017.

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