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Sciences & Avenir “Le bug annoncé des machines à voter”

1er septembre 2006

Quelques liens concernant l’article “Le bug annoncé des machines à voter” de Sciences & Avenir de septembre 2006.

Lire l’article.

- « 1200 machines pourraient être utilisées l’an prochain pour la présidentielle ». Nous avons lancé une évaluation des projets des municipalités. Les premiers résultats indiquent des intentions d’achat au-delà de 1200 machines.
- Incident de Schaerbeek. Explications sur le site de la FSF et dans le rapport officiel des parlements belges. Association belge PourEVA : “Tout sur l’Inversion spontanée de position binaire”.
- Irlande :

- « prévoir une sortie papier de chaque vote [...] Sans cette trace physique, le vote n’est pas vérifiable. » : c’est le concept de bulletin papier vérifié par l’électeur.
- « Le contrôle de la machine auquel procède le président du bureau avant le vote est tout aussi aberrant [...] il demande à la machine de s’autocontrôler. ». Voir notre explication : “Machines Nedap/France-Élection, la vérification de checksums est une duperie”.
- « Nos machines n’ont rien à voir avec des ordinateurs » prétend Nedap/France-Élection. C’est un marketing ahurissant mais certainement efficace, puisqu’il transparait dans la communication ensuite produite par les municipalités. Nous avons répertorié quelques exemples de cette communication dans notre bêtisier.
C’est ahurissant parce que ça ne résiste pas à l’examen le plus élémentaire : cette machine contient le même processeur 68000 que les Apple MacIntosh des années 80. Son logiciel intégré est constitué d’environ 25 000 lignes écrites en langage "C". Il faudrait des centaines de pages pour imprimer le code source de ce logiciel (c’est à dire le travail produit par les informaticiens qui l’ont écrit) [1].
- la conclusion : « une annexe du premier rapport irlandais indique que cette opération [remplacer le logiciel intégré à la machine] ne demande pas plus de deux minutes d’accès non autorisé ! » Cela a été calculé par Michael Scott (Senior Lecturer à la Dublin City University), auteur de l’ annexe 2B (page 139). La page 140 contient une photo des deux composants à remplacer.
L’article parle de “barrettes mémoire” : c’est un raccourci. Il s’agit en fait de la méthode utilisée avant que les barrettes mémoires se généralisent. Au lieu d’insérer la mémoire dans une fente, on insére ses deux rangées de petites pattes dans un support offrant deux rangées de trous. C’est un peu plus délicat, mais c’est comme cela que l’on ajoutait de la mémoire aux PCs dans les années 80.
Dans le cas des machines à voter, il s’agit de ROM (mémoire morte, contenant le logiciel) et non pas, comme sur un PC, de RAM (mémoire vive, servant d’espace de stockage temporaire pour le logiciel). Ces deux types de composants sont d’apparence semblable.

Notes

[1] Selon le rapport du PTB “Test report 2 - Voting machine ESI2” sur les Nedap destinées à l’Irlande, pages 6 et 7.

©© ordinateurs-de-vote.org - dernière modification : lundi 11 décembre 2017.

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