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Article du Parisien sur les municipales et les cantonales

Le Parisien, mardi 4 mars 2008

4 mars 2008

Boulogne-Billancourt

Retour au bulletin papier pour l’élection municipale

CHEF DE FILE des Verts et du PS à la cantonale de Boulogne - Nord-Est, Sébastien Sconamiglio distribuait symboliquement de faux bulletins de vote à son nom sur les marchés de la ville pendant la campagne.

« Pour protester contre la décision du maire de Boulogne de maintenir le vote électronique pour les seules élections cantonales, alors même qu’il a été abandonné pour les élections municipales », explique le candidat. Parmi les 13 des 36 communes adeptes du vote électronique, la ville de Boulogne-Billancourt est la seule qui ait choisi de revenir au papier pour l’élection municipale. Les 9 et 16 mars, les électeurs utiliseront donc la machine à voter pour désigner leurs conseillers généraux (cantons Boulogne-Sud et Nord-Est), mais le bulletin traditionnel pour choisir leur maire. Parce qu’il redevient possible de recompter les bulletins ? C’est ce que pensent les Verts 92, estimant que « cette distinction laisse à penser que pour les scrutins potentiellement serrés, comme les municipales, il vaut mieux avoir un support papier en cas de contestation des résultats ».

La machine voter servira à la cantonale

La remarque est balayée par Pierre-Mathieu Duhamel, maire (UMP) de Boulogne, qui avance des raisons techniques à ce choix. « Le vote électronique a fait la démonstration de son efficacité pour un vote uninominal, mais pour un scrutin de liste, c’est différent, explique l’élu. Nous aurions eu un problème d’affichage des quatre listes de 55 noms sur l’écran ou alors il aurait fallu mettre des loupes à disposition des gens. »

Deuxième raison invoquée par l’élu : éviter que les électeurs ne découvrent les noms figurant sur les listes au dernier moment, devant l’ordinateur. Car ces listes ne figureront pas forcément dans les professions de foi des candidats, envoyées par courrier. Pour le collectif local des électeurs hostiles au vote électronique, qui tracte actuellement sur les marchés et dans les réunions publiques, ce retour au papier « est une fausse réponse ». « On ne va pas au fond du problème, estime Frédéric Guinguand. Ou le système est bon ou il est mauvais. Nous demandons un retrait définitif des machines à voter, qui n’offrent pas aujourd hui les mêmes garanties que l’urne transparente. Mais nous n’acceptons pas des décisions prises au coup par coup. »

Gaëtane Bossaert

©© BBtransparence - dernière modification : lundi 11 décembre 2017.

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