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Ordinateurs–de–Vote.org |
Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur |
Le journal Métro a déjà démontré que l’on pouvait voter à la place de n’importe quel électeur - vivant ou mort - figurant sur les listes électorales pour la primaire UMP à Paris par internet. L’association Ordinateurs-de-vote.org [1], dénonce quant à elle l’utilisation désormais rendue possible, du vote électronique pour blanchir de l’argent d’origine sale, grâce à l’utilisation de cartes bancaires prépayées “anonymes”.
Le système de vote dématérialisé de l’UMP mis en place par la société DOCAPOST (groupe La Poste), déjà profondément opaque et invérifiable du fait du recours au vote électronique, propose le paiement d’un droit d’inscription de l’électeur par carte bancaire de type Visa ou MasterCard. L’association Ordinateurs de Vote.org constate que de l’argent de source douteuse pourrait être recyclé puisque les cartes de paiement peuvent désormais être anonymes, achetées en liquide auprès de bureaux de tabac dans toute l’Europe [2] alors que le système DOCAPOST mis en œuvre n’impose aucune concordance entre le nom présumé de l’électeur et le nom du porteur de la carte avec laquelle est réglée l’inscription à l’élection.
Hervé Suaudeau, porte-parole du mouvement Ordinateurs-de-vote.org dénonce les conditions de cette élection : “Il est regrettable qu’un électeur averti puisse avoir le sentiment d’être en face d’une machine infernale qui pourrait être utilisée - si elle tombait entre de mauvaises mains - comme une double lessiveuse, à la fois financière mais aussi démocratique dans la mesure où le résultat du scrutin tout comme l’origine des fonds utilisés pour voter sont intrinsèquement opaques et invérifiables. A croire que ce qui a été le premier parti de France n’a pas pris la mesure du risque de détruire l’image que les français ont de la démocratie et de l’élection en faisant intervenir des dispositifs bien éloignés de la rigueur républicaine du gaullisme”.
Pour ce nouveau type de problème, l’association va saisir les autorités compétentes en matière de financement politique, et rappelle que la transparence du vote et le contrôle d’identité des électeurs ne peuvent être assurés que par un vote présentiel garantissant le contrôle physique continu de l’unicité et de l’intégrité des suffrages.
Contacts :
Hervé Suaudeau, porte-parole d’Ordinateurs-de-vote.org 06 64 98 49 91 herve@suaudeau.fr,
Pierre Muller, président d’Ordinateurs-de-vote.org, pierre.muller@ordinateurs-de-vote.org
[1] L’association en pointe contre le vote électronique depuis 2007 a recueilli plus de 100 000 signatures pour dénoncer le recul démocratique du vote électronique qui confisque le droit de contrôle des élections aux citoyens.
[2] Bruxelles a autorisé il y a quelques mois les sociétés autres que des banques à émettre de la monnaie électronique. Les cartes de paiements électroniques, prépayées, qui pour certaines d’entre-elles ne font aucun contrôle d’identité efficace, ont ainsi pu voir le jour en France.
Ordinateurs-de-Vote.org a pris connaissance du rapport intermédiaire du Forum des Droits sur l’Internet (FDI) portant sur les machines à voter en France. Malheureusement, une nouvelle fois, sont constatées les limites de ce genre d’exercice : se baser principalement sur les auditions des parties prenantes n’est en aucun cas suffisant pour avancer scientifiquement et objectivement dans un tel dossier.
Le président d’Ordinateurs-de-Vote.org, Pierre Muller, constate : « Ce rapport est presque exclusivement une remontée d’information de l’état d’esprit des municipalités utilisatrices d’ordinateurs de vote et de leurs problèmes pratiques d’organisation. C’est comme si on rédigeait un rapport sur l’avenir des OGM en questionnant les agriculteurs en ayant plantés. »
Pour Ordinateurs-de-Vote.org, c’est une étape cruciale qui vient d’être franchie après deux années d’un patient travail de veille et d’alerte. Les responsables du mouvement saluent la conscience éthique de la communauté scientifique nationale qui vient de se prononcer sans ambiguité à travers l’ASTI (Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information) contre toute utilisation prématurée de systèmes de vote électronique.
En réponse à la demande du président d’Ordinateurs-de-Vote.org, Pierre Muller, la CNIL a ouvert une procédure d’instruction concernant l’emploi de vote électronique pour consulter les étudiants sur la poursuite ou la levée des blocages suscités par la contestation de la loi L.R.U.
Devant la multiplication des consultations par Internet dans les facultés (après Paris-I : Lyon-II, Nantes, Grenoble, Rennes-II et Tours), le président d’Ordinateurs-de-Vote.org, a renouvelé ce jour - directement auprès du président de la C.N.I.L. - sa demande d’intervention en rappelant l’urgence de vérifier la conformité à la loi des dispositifs au moyen desquels les étudiants sont appelés à se prononcer.
Les dirigeants du mouvement "Ordinateurs-de-Vote.org" émettent les plus grandes réserves quant aux garanties légales et technologiques entourant les projets et réalisations de consultations par Internet des étudiants, consultations tenues dans des universités bloquées par la contestation de la loi L.R.U. La première d’entre elles vient d’avoir lieu à Paris I Panthéon-Sorbonne.
Ordinateurs de Vote.org contacte des présidents de région pour leur demander d’encourager les représentants de l’Etat à transmettre effectivement au Conseil Constitutionnel toutes les réclamations électorales impliquant les machines à voter.
Ordinateurs de Vote.org et Géraldine Carayol, l’électrice de Vaucresson qui avait obtenu en justice des extraits du dossier d’agrément des machines à voter NEDAP, demandent à ce que les sages du Conseil, après arbitrage, puissent éventuellement utiliser leur pouvoir de recommandation auprès des maires pour suspendre l’utilisation de certaines machines du constructeur hollandais pour le second tour de la présidentielle.
Le Conseil Constitutionnel se rapproche des positions de l’ONG Ordinateurs de vote.org en invitant les maires concernés à reconsidérer l’usage des ordinateurs de vote dans les bureaux dans lesquels ont été constatées des durées d’attente anormales.
Pour le premier tour de l’élection présidentielle, de "petits" candidats ont désignés des membres d’ordinateurs-de-vote.org comme délégués. Ce mandat nous a permis d’approcher des machines à voter en service lors d’un vrai scrutin et d’examiner les tickets qu’ils produisent, dans un souci d’équité, de transparence et de sincérité.
Nous lançons un appel aux candidats présents au second tour pour qu’ils nomment de nouveau comme délégués des membres d’ordinateurs-de-vote.org afin que ces membres puissent de nouveau être légitimement présents dans le plus possible de bureaux de vote équipés de machines à voter électroniques.
Communiqué de Presse : Demande de la procédure officielle de vérification des résultats adressée à Monsieur de Villepin, Premier Ministre.
Ce 1er février, le Conseil municipal d’ Issy-les-Moulineaux dirigé par M. André Santini a voté l’acquisition de 60 ordinateurs de vote iVotronic du fabricant américain ES&S. S’y sont opposé les cinq conseillers d’opposition ainsi qu’un de la majorité. Les élus avaient pourtant été avertis de ce stupéfiant paradoxe consistant à prendre cette décision le jour même où l’État de Floride décidait d’envoyer à la casse des milliers ES&S iVotronic, n’hésitant pas à prévoir une dépense de 32 millions de dollars à cet effet.
Les débats du Conseil municipal ont révélé les approximations de l’argumentation demandant de voter l’achat.
...des électeurs espionnables depuis la rue et un marketing mensonger.
La fondation “Wij vertrouwen stemcomputers niet” (Nous ne faisons pas confiance aux ordinateurs de vote) a analysé en détail un ordinateur Nedap, et a publié un rapport démontrant que « n’importe qui, disposant d’un bref accès aux équipements n’importe quand avant l’élection, peut obtenir un contrôle complet et virtuellement indétectable sur les résultats de l’élection ».